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L'agroécologie comme pratique scientifique spécifique
(par Pierre M. Stassart - GIRAF)

Ce chapitre résume comment le groupe Interdisciplinaire belge de chercheurs en agroécologie "GIRAF" (13), fondé en 2009, définit l’agroécologie comme pratique scientifique (Stassart, Baret et al. 2012). La question est abordée en deux temps : l’évolution de la définition du concept d’agroécologie et ses lignes de force à travers ses principes et ses perspectives en terme de recherche. L’intention est de définir un cadre de travail qui est également une invitation au dialogue avec les praticiens et la société civile.
La question de l’agroécologie se situe dans un débat plus large sur l’iniquité et la non -durabilité actuelle de nos systèmes agroalimentaires ainsi que sur la nécessité d’expliciter les choix à faire pour l’avenir. Huit cent cinquante millions de personnes souffrent de faim sur terre, dont plus de la moitié sont des petits agriculteurs ou travailleurs agricoles qui vivent dans des zones rurales. Une grande partie de ceux qui ne sont pas en situation d’insécurité alimentaire fait face à une érosion de leurs revenus et de leur autonomie. Par ailleurs, au niveau mondial, l’agriculture consomme 70% de l’eau extraite à des fins de consommation humaine, le système agroalimentaire global est une source majeure de dégradation de la terre, des forêts, des réserves piscicoles et de l’eau avec quinze des vingt-quatre services écosystémiques mondiaux dégradés ou gérés de façon non durable selon le Millenium Ecosystem Assessment (MEA, 2005). La crise sociale liée au "mal" développement s’est donc élargie à une crise environnementale.
Dans les arènes politiques et scientifiques internationales, le débat sur les scénarios de sortie de cette crise socio-écologique peut être schématiquement décrit par deux récits : celui de la suffisance, "sufficiency narrative", et celui de la productivité, "productivity narrative", qui traduisent en réalité deux modèles de développement opposés : celui de l’agroécologique et celui de la biotechnologique (Freibauer, Mathijs et al. 2011). Sans entrer dans la controverse, nous faisons nôtre l’acquis suivant : celui de la remise en cause de l’hypothèse productiviste. La solution au problème de la faim dans le monde peut être trouvée aujourd’hui par d’autres voies qu’un effort productiviste de 1 à 2% par an. Les experts de l’INRA et du CIRAD ont montré qu’un scénario - Agrimonde 1 - s’appuyant sur un accroissement moyen de 0,1% par an de la productivité était également plausible (INRA-CIRAD 2009). Ce constat fonde un des présupposés fondamentaux de l’agroécologie qui exige le déplacement de la question de la sphère technico-économique - Comment augmenter la productivité pour répondre aux demandes croissantes du marché planétaire ? - vers la sphère socio-technique - Comment organiser autrement les systèmes alimentaires face à la diversité et la multiplicité des enjeux et objectifs alimentaires, environnementaux et sociaux ?
Cet acquis explicité, nous pouvons montrer comment l’effort de l’agroécologie comme pratiques scientifiques porte sur deux points : passer d’une logique de la parcelle à celle de l’entièreté d’un système alimentaire, d’une part, et se définir, d’autre part, comme une pratique interdisciplinaire qui répond à des principes agroécologiques spécifiques à développer sur des thématiques innovantes.

Définitions

L’agroécologie est un concept qui donne une orientation mais dont la définition demeure multiforme. Il n’existe donc pas une seule manière de définir et de travailler sur l’agroécologie. Cependant, l’évolution du champ d’action auquel se réfère la définition de ce concept fédérateur permet de distinguer historiquement trois temps : l’agroécologie des systèmes productifs au sens strict, l’agroécologie des systèmes alimentaires et enfin l’agroécologie comme étude des rapports entre production alimentaire et société au sens plus large.
Dans un premier temps, l’agroécologie se construit en intégrant les principes de l’écologie dans la redéfinition de l’agronomie. Ainsi, Altieri définit l’agroécologie comme l’application des principes de l’écologie à l’agriculture. Le but de cette agroécologie, centrée sur l’analyse des agroécosystèmes et de leur durabilité, est de produire des connaissances et des pratiques qui permettent de rendre l’agriculture plus durable. Elle doit en particulier dépasser l’échelle de la parcelle pour s’intéresser à l’ensemble de l’agroécosystème productif.

Définition 1 : « L’agroécologie est l’application de l’écologie à l’étude, la conception et la gestion des agro-écosystèmes durables ».

Dans un second temps, le champ d’étude de l’agroécologie s’élargit au système alimentaire. Vingt ans après la publication en anglais du livre clef d’Altieri (1983) - Agroécologie, les bases scientifiques d’une agriculture alternative -, les auteurs clefs de l’agroécologie nord-américaine et leurs collègues scandinaves vont publier sous le titre de Agroécologie : l’écocologie des systèmes alimentaires (Francis, Lieblein et al. 2003), un article collectif qui appelle à un dépassement de l’échelle des agroécosystèmes productifs. Ces quinze auteurs élargissent le champ de l’agroécologie à l’ensemble du système alimentaire et associent ainsi à la dimension productive les dimensions d’organisation de filière et de consommation. Ce concept de "systèmes alimentaires" est repris quelques années plus tard par Steven Gliessman et Keith Warner dans deux livres de références : Agroécologie des systémes alimentaires durables (Gliessman 2006) et L’agroécologie en action (Warner 2007). Cette définition intègre les dimensions socio-économique et politique de la construction des systèmes alimentaires et donc ainsi les sciences sociales - sociologie, sciences politiques, économie. Elle permet de mettre à jour, à travers des études historiques, la manière avec laquelle se construisent au sein des filières des verrous qui bloquent les changements techniques et/ou organisationnels (Stassart and Jamar 2009).

Définition 2 : L’agroécologie est l’application de l’écologie à l’étude, la conception et la gestion des systèmes agroalimentaires. Elle est, par définition, une pratique interdisciplinaire qui implique une redéfinition des frontières scientifiques et sociales, ce qui constitue un défi intellectuel majeur pour la recherche en agronomie, en écologie et en sciences sociales. Elle demande la construction de nouveaux savoirs et interroge le mode de formation des scientifiques travaillant sur les systèmes agricoles et alimentaires.

L’agroécologie comme pratique scientifique ne peut donc pas se réduire à une discipline et elle n’est pas plus une discipline scientifique en soi. Elle est plutôt une pratique, c’est-à-dire une certaine manière de faire. Cette manière ne peut s’envisager sans prendre en compte le rapport entre sciences et sociétés. La recherche ne peut plus ignorer que les associations, citoyens et consommateurs, les acteurs sociaux et praticiens peuvent accepter, mais aussi refuser, les diagnostics d’experts, voire ignorer ou adopter les innovations qu’elle produit. Les questions agroécologiques s’adressent donc à différents publics qu’elles contribuent à construire et qui, en retour, les construisent elles-mêmes. Ces publics peuvent suggérer ou transformer des problématiques, modifier les méthodologies et contribuer à ses résultats en intégrant des savoirs et pratiques profanes - locaux, citoyens, traditionnels - et savoirs savants. Il s’agit donc d’interroger les relations entre sciences et sociétés par le biais des relations entre chercheurs et publics.

Définition 3 : L’agroécologie n’est définie ni exclusivement par des disciplines scientifiques, ni exclusivement par des mouvements sociaux, ni exclusivement par des pratiques (adapté de Wezel, Bellon et al. 2009). Elle est appelée à devenir un concept fédérateur d’action intermédiaire entre ces trois dimensions.

Par le fait qu'elle relève à la fois d'une problématique scientifique et d'un mouvement social, l’agroécologie pose un problème difficile. Comment pouvons-nous, en effet, penser cette relation entre sciences et actions dans une position à la fois minoritaire vis-à-vis des sciences et vis-à-vis des mouvements sociaux ?
En tant qu’approche scientifique interdisciplinaire, l’agroécologie a une fonction critique : elle procède d’une remise en question du modèle agronomique dominant basé sur l’utilisation intensive d’intrants externes à l’agroécosystème. Elle procède également, de façon réciproque, d’une remise en question du modèle écologique dominant de conservation de la nature qui prône une gestion dissociée de la biodiversité et de la production alimentaire, plutôt qu’une gestion intégrée des deux fonctions. Cette critique croisée amène la fonction d’agriculteur et de gestionnaire du territoire à s’élargir à la gestion de la biodiversité et des paysages. Cela nécessite donc, par la force des choses, une approche scientifique interdisciplinaire, de l’agronomie à la sociologie, et une réorientation de l’économie dans un contexte écosystémique. L’agroécologie a donc une fonction d’exploration d’autres trajectoires conceptuelles et techniques qui s’ancre dans la connaissance des systèmes alimentaires.
En tant que mouvement social, l’agroécologie relève d’une critique sociale des effets de la modernisation des systèmes agricole du monde, de l’exploration d’une autre voie axée prioritairement sur la recherche d’une autonomie et de l’utilisation parcimonieuse des ressources par rapport à une économie de marché mondialisée dont les règles sont découplées des contraintes productives et écologiques locales. Cette double dimension scientifique et sociale fait de l’agroécologie un nouveau champ de débat et de mobilisation.

Principes

Une manière de définir l’agroécologie tout en respectant son caractère multiforme est d’en définir les principes - voir le tableau ci-après. Cette approche a l’avantage de préciser une orientation, malgré la diversité des situations et des trajectoires. Elle permet ainsi de distinguer et de qualifier ce qui peut et devrait faire l’objet de travaux en agroécologie - pratiques, formation, recherche - et en constituer les lignes de force. Ces principes reposent sur un socle de cinq principes historiques qui précisent l’objet de l’agroécologie. Nous les présentons de façon critique pour les compléter ensuite avec des travaux plus récents de l’INRA qui permettent de préciser les principes de méthode. Mais l’ensemble ne pourrait être complet sans des principes socio-politiques que nous avons ajoutés pour expliciter la dimension de justice sociale inhérente à l’agroécologie.

Les treize principes de l'agroécologie

Principes historiques

Principes méthodologiques

Principes socio-politiques


La critique d’un modèle de développement axé sur l’innovation technique et la dépendance aux intrants externes - le paquet technologique de la révolution verte - a fait émerger la proposition alternative de l’agroécologie. Celle-ci visait donc à soutenir les agroécosystèmes paysans pour favoriser des dynamiques locales et endogènes de développement. Elle était en phase avec le principe d’autonomie et sera traduite par Altieri (Altieri 1995) en cinq principes historiques de l’agroécologie : optimiser et équilibrer les flux de nutriments, minimiser l’usage des ressources externes non renouvelables - engrais, pesticides, carburant -, maximiser celui des ressources renouvelables - solaire, organique, hydrique -, favoriser la diversité génétique et, enfin, promouvoir les processus et les services écologiques. C’est l’application et l’articulation de l’ensemble de ces cinq principes qui donnent une orientation agroécologique. Pris isolément, certains de ces principes peuvent être d’application dans l’agriculture conventionnelle.
Ces cinq principes, rendent cependant incomplètement compte de la diversité des pratiques agroécologiques et ils demeurent muet sur ses ambitions sociales. En Amérique du Nord (Warner 2007), une version pragmatique plus intégrative va chercher à incorporer certains intrants externes. Elle s’inspire de la gestion intégrée des maladies des plantes qui s’appuie notamment sur l’usage d’auxiliaires externes : insectes parasites des ravageurs et/ou polinisateurs… Des chercheurs de l’INRA - département SAD "Sciences pour l'Action et le Développement" - ont récemment précisé ces cinq principes historiques par un sixième principe qui valorisera l’agrobiodiversité comme point d’entrée de la re-conception des systèmes assurant l’autonomie et la souveraineté alimentaire. Ils ont ensuite formulé trois principes - principes 7 à 9 - de méthode et de gestion de la recherche en agroécologie qui ouvrent la proposition initiale d’Altieri. Le premier souligne l’importance d’évaluer la qualité agroécologique des systèmes sur des échelles de temps - moyen, long terme - et d’espace - échelle de la ferme, du terroir, de la région. Les deux suivants proposent des voies pour surmonter le caractère dominant et irréversible des systèmes conventionnels en valorisant la variabilité et la diversité plutôt que l’homogénéité et la standardisation, et en explorant des situations éloignées des optimas connus (Tichit, Bellon et al. 2010). Nous en ajoutons un quatrième : celui de la recherche participative qui implique une redéfinition des rapports entre les mondes scientifiques et sociaux, à travers la mise en place de recherches impliquées.
Pour traduire l’ambition sociale de l’agroécologie, nous proposons trois principes socio-politiques qui participent à ancrer la définition de l’agroécologie comme écologie des systèmes alimentaires. Le premier principe insiste sur le développement des capacités à piloter les systèmes alimentaires : capacités de résilience et de transformation vers des systèmes durables et capacités citoyennes à questionner et à orienter le développement des systèmes alimentaires vers plus de durabilité. Le second insiste sur la question de l’autonomie et de la maîtrise des marchés et questionne donc les mécanismes de globalisation et de délocalisation, ainsi que les mécanismes de substitution entre emploi et capital. Le troisième prolonge le précédent en proposant de s’appuyer davantage sur les savoirs et les expériences issus de la pratique et de favoriser ainsi le dialogue avec les publics et les groupes concernés par les questions alimentaires. L’ensemble de ces treize principes fournissent les lignes de force aux travaux en agroécologie sans en constituer un cadre fermé. Ceci permet alors de définir cinq axes thématiques de recherche.

Perspectives en terme de recherche

Nous proposons, dans le contexte belge et européen, cinq perspectives prioritaires de recherche qui relèvent à la fois de l’interdisciplinarité - gestion de la transition et des connaissances -, de l’écologie - intégration des fonctions de production alimentaire et de gestion de la nature -, de l’agronomie et de l’enseignement.

1. Du point de vue de la transition - changements sociaux et techniques -, l’agroécologie fédère aujourd’hui de nombreuses expériences. Ces processus de transition posent deux questions : comment peuvent-ils surmonter les blocages liés au verrouillage des systèmes dominants et comment peuvent-ils se généraliser ? Ces questions concernent autant les pays du Nord que ceux du Sud. Par exemple : comment développer une agriculture des sols vivants - sans labour, avec couverts végétaux, avec rotations longues…
2. Du point de vue de l’écologie, le développement d’une écologie agricole s’impose mais ne va pas de soi. La logique de conservation de la nature a éloigné l’écologie des champs et l’agronomie de la nature. Ceci pose la question de l’articulation entre gestion de la biodiversité et production alimentaire. Par exemple : comment développer le re-couplage élevage - polyculture ou élevage - gestion de la nature.
3. Du point de vue des systèmes alimentaires, nous préférons ce terme à celui de filière car il élargit la question alimentaire, au-delà de la transaction du produit, aux questions de développement local et de politiques publiques qui sont parties prenantes des systèmes. Nous y avons identifié deux thématiques clefs : les semences paysannes et la certification participative. Elles font aujourd’hui l’objet de débats publics émergeants au Nord et au Sud. Leur composante publique et citoyenne en font des points d’accès privilégiés à la compréhension de la complexité des systèmes alimentaires et de leur caractère situé au sein des système alimentaires.
4. Du point de vue socio-économique, il y aura lieu d’approfondir la caractérisation des principes socio-politiques de l’agroécologie afin de mieux définir sa signification sociale à l’échelle des systèmes alimentaires - food systems - et de compléter les principes définis à l’échelle de la parcelle et de l’exploitation agricole. Cet approfondissement devrait conduire à aborder les questions de pouvoir, de participation et de décision dans les systèmes.
5. Enfin, du point de vue de l’enseignement, il existe une demande étudiante qui, faute de perspectives, se développe à la marge des cursus universitaires. L’histoire des programmes d’enseignements de l’agroécologie aux Etats-Unis montre que ceux-ci sont issus de cette demande étudiante. Dans ce contexte, la création d’un Master en agroécologie, pourvu qu’il soit interdisciplinaire et porte à la fois sur la transition des systèmes alimentaires vers plus de durabilité, est un objectif à terme.

Conclusions

Nous avons voulu montrer que notre ambition scientifique est de développer une approche qui réponde à la fois au défi social et écologique que pose la question alimentaire planétaire. L’agroécologie comme science n’est donc pas une nouvelle discipline. C’est au contraire une pratique, c’est à dire une manière de faire à la fois interdisciplinaire et participative, capable d’entrer à la fois en dialogue avec les praticiens et leurs riches expériences, et avec la société et les nombreuses préoccupations citoyennes autour des enjeux alimentaires.
Cette prise de position, à la fois minoritaire dans le champ des sciences et des mouvements sociaux, est également minoritaire face à un troisième défi qui est celui du dialogue entre ces deux positions minoritaires. Pour exister, l’agroécologie doit se construire un espace autonome qui permette de forger les concepts scientifiques sur lesquels s’appuierait une sortie progressive du verrouillage actuel du modèle de production de connaissances dominant. Celui-ci appauvrit, en effet, la diversité des pistes de solutions à explorer en bridant toute possibilité de coexistence d’un modèle alternatif. Faire émerger un champ de recherche et d’enseignement agroécologique est la réponse que nous proposons à ce problème de coexistence. Dans ce champ, trois questions nous semblent des enjeux clefs : la clarification des principes socio-politiques, les processus de transition et le développement d’une agroécologie du vivant - sol, animal, semences, agroforesterie…

Bibliographie pour ce chapitre :

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